Cette page regroupe les annonces importantes et les informations actualisées, liées à mon activité ainsi qu’aux démarches administratives et sociales pouvant être utiles ou importantes dans votre situation.
Vous y trouverez des annonces organisationnelles, des explications pratiques, ainsi que des informations sur les évolutions des procédures administratives susceptibles d’influencer vos démarches.
Contenu de cette rubrique
- annonces et changements dans les modalités d’accompagnement
- informations sur de nouveaux formats d’aide
- actualités et évolutions des procédures administratives
- explications pratiques et recommandations utiles
Les informations publiées ont un caractère informatif et visent à faciliter la compréhension des démarches possibles et des processus administratifs.
Annonces
Ce qui change à partir du 1er janvier 2026 en France pour les étrangers
À partir du 1er janvier 2026, plusieurs changements entrent en vigueur en France. Ils concernent principalement les procédures préfectorales, ainsi que les exigences en matière d’intégration et de naturalisation.
Dans les autres administrations (CAF, France Travail, Assurance Maladie), il ne s’agit pas de réformes majeures, mais d’évolutions organisationnelles et techniques qu’il est important de comprendre.
Concernant la préfecture, les conditions sont renforcées pour les personnes qui demandent une carte de séjour pluriannuelle ou une carte de résident.
À compter de 2026, un niveau de français A2 sera requis pour la carte pluriannuelle, et un niveau B1 pour la carte de résident. La validation de l’intégration civique devient également obligatoire via un examen civique.
Ces exigences concernent l’accès à des titres de séjour plus stables, et non les renouvellements simples. Toute demande déposée après le 1er janvier 2026 sans les justificatifs requis risque de ne pas être acceptée à l’instruction.
Les procédures de naturalisation évoluent également. Le niveau de français exigé est renforcé et la connaissance des valeurs, des principes et du fonctionnement de la République française fait l’objet d’une évaluation plus formalisée.
En ce qui concerne la CAF, aucune réforme structurelle majeure n’entre en vigueur en 2026. Toutefois, le système repose toujours sur des contrôles réguliers, des recalculs rétroactifs et un échange automatique de données avec d’autres administrations.
Pour France Travail, l’année 2026 s’inscrit dans une logique de continuité. Le respect des calendriers, la cohérence des déclarations et la synchronisation des informations font l’objet d’un suivi renforcé.
Du côté de l’Assurance Maladie, les outils numériques continuent d’évoluer, notamment avec le développement de la carte Vitale dématérialisée et une meilleure articulation avec les complémentaires santé.
À partir de 2026, l’approche administrative française repose de plus en plus sur la maîtrise de la langue, l’intégration, la cohérence des dossiers et le contrôle automatisé. La préparation en amont devient déterminante.
CAF indique un « trop-perçu » (dette). Pourquoi cela arrive et que faire ?
Il s’agit de l’un des problèmes les plus fréquents rencontrés par les allocataires de la CAF.
En se connectant à son espace personnel, une personne découvre une dette (« trop-perçu »), parfois sans courrier préalable, parfois sans explication claire. La réaction est souvent la même : stress, incompréhension, crainte d’avoir commis une erreur.
Il est important de comprendre ce que signifie réellement un trop-perçu et comment réagir.
Pour la CAF, les prestations sont calculées à partir des déclarations effectuées et des informations transmises par d’autres administrations (impôts, employeur, etc.).
Si, après vérification, la CAF estime que le montant versé était trop élevé, elle procède à un recalcul rétroactif. La différence devient alors un trop-perçu.
Il s’agit d’un ajustement administratif et non d’une accusation de fraude.
Les causes les plus fréquentes sont :
- la prise en compte tardive des revenus ;
- la pension alimentaire, toujours considérée comme une ressource, même si elle est irrégulière ou versée depuis l’étranger ;
- un changement de situation familiale déclaré avec retard ;
- une erreur administrative ou technique de la CAF.
Un trop-perçu ne signifie pas une fraude et n’entraîne pas automatiquement de sanction.
C’est une situation administrative qui peut être expliquée, contestée, corrigée ou aménagée (remise ou échelonnement).
Il est recommandé de ne pas ignorer la situation, de demander des explications par écrit via l’espace CAF, et, si nécessaire, de solliciter un réexamen du dossier.
Si la dette est confirmée, il est possible de demander une remise partielle ou totale, ou un échelonnement adapté à la situation financière.
Titre : Demande de renouvellement de titre de séjour : des mois sans réponse. Que se passe-t-il et que faire ?
C’est aujourd’hui l’une des situations les plus fréquentes et les plus stressantes pour les étrangers en France.
La personne dépose une demande de renouvellement de titre de séjour via la plateforme ANEF, le dossier apparaît comme « en cours d’instruction »… Puis plus rien.
Trois mois, quatre mois, six mois, parfois dix ou même douze mois sans aucune nouvelle. Aucune réponse, aucun refus, aucune explication.
Les questions et l’angoisse apparaissent :
- Puis-je continuer à travailler ?
- Ce silence signifie-t-il un refus ?
- Est-ce que je risque de perdre mon emploi ou mes droits ?
Essayons d’expliquer calmement ce qui se passe réellement.
La surcharge des préfectures constitue l’une des principales causes de ces situations. La majorité des demandes sont désormais traitées en ligne, alors que le nombre de dossiers dépasse largement les capacités des services. Les retards sont devenus structurels.
Très souvent, des problèmes formels apparaissent dans le dossier : document illisible, fichier dans un mauvais format, pièce manquante, ou information à compléter. Dans la pratique, l’administration ne prévient pas toujours qu’un document pose problème.
Lorsque la demande reste sans réponse plus de quatre mois, la situation devient floue. Dans les faits, de nombreux dossiers finissent par être acceptés, parfois après de très longs délais, sans information préalable.
L’expérience montre que l’attente sans rien faire est rarement efficace. Les dossiers avancent souvent après des relances écrites. Dans la majorité des cas, le problème est administratif et non lié au droit au séjour.
Il est recommandé de vérifier régulièrement son compte ANEF, d’adresser une relance écrite après quatre à six mois, et de signaler clairement les conséquences professionnelles ou sociales du retard.
En cas de silence prolongé, un recours auprès du Défenseur des droits, un accompagnement associatif, ou, dans certains cas, un accompagnement juridique peuvent être envisagés.
Titre : Pension en France : faut-il renoncer à la pension du pays d’origine ?
Ces derniers temps, je rencontre fréquemment cette question chez des personnes réfugiées ou bénéficiaires de la protection subsidiaire, arrivées à l’âge de la retraite.
En France, sous conditions de ressources, il est possible de bénéficier de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Il est important de comprendre qu’il ne s’agit pas d’une pension supplémentaire, mais d’un complément de revenus visant à atteindre un niveau minimal de ressources.
Toutes les pensions perçues à l’étranger doivent être déclarées. L’absence de déclaration peut entraîner un refus, une suspension de l’aide ou une demande de remboursement des sommes versées.
En cas de dissimulation volontaire de revenus, la situation peut être qualifiée de fraude aux prestations sociales et entraîner des conséquences administratives, voire pénales.
Chaque situation est différente et doit être analysée au cas par cas.
